Calculateur de gain d’un rachat de crédit

Changer de banque pour votre prêt vaut-il la peine ? Indiquez les caractéristiques du crédit en cours, les conditions envisagées et les frais attendus : l’outil estime la nouvelle mensualité et l’économie nette une fois les coûts de l’opération déduits. Estimation non contractuelle.

Gain net d’un rachat de crédit

Intérêts restants au taux actuel
Intérêts avec le nouveau taux
Économie brute d’intérêts
Frais à déduire
Gain net estimé
Nouvelle mensualité

Information réglementaire. Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées par l’article R. 313-25 du code de la consommation : 6 mois d’intérêts au taux moyen du prêt sur le capital remboursé, sans pouvoir dépasser 3 % du capital restant dû. Le montant retenu est le plus faible des deux.

Plafond légal pour ce dossier :

Votre contrat peut prévoir moins, voire rien du tout. Une renégociation auprès de votre banque prend la forme d’un avenant : le prêt n’étant pas soldé, aucune indemnité n’est en principe due. Des cas d’exonération existent également, notamment la vente consécutive à une mutation professionnelle ou à une cessation forcée d’activité.

Estimation non contractuelle. Le calcul suppose une durée restante inchangée : allonger la durée réduirait la mensualité mais rognerait le gain. Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées par la loi, mais leur montant exact figure dans votre contrat — reportez-vous-y plutôt que de l’estimer.

Comment se calcule le gain d’un rachat ?

Le principe tient en une soustraction. On compare le coût restant du prêt actuel jusqu’à son terme avec le coût du nouveau financement, puis on retranche les frais engagés pour basculer. Ce qui reste constitue le gain net. Un chiffre positif ne suffit pourtant pas à trancher, car sa taille compte autant que son signe.

Trois paramètres commandent le résultat : l’écart entre l’ancien et le nouveau taux, le capital restant dû, et la durée qu’il reste à courir. Un prêt entamé depuis peu concentre encore beaucoup d’intérêts à venir, ce qui laisse de la matière à économiser. À l’approche du terme, la mécanique s’épuise.

Quels frais viennent grignoter l’économie ?

Rembourser par anticipation ouvre généralement droit à une indemnité au profit de la banque quittée. S’ajoutent les frais de dossier du nouveau prêteur et le coût d’une nouvelle garantie, caution ou hypothèque. Une mainlevée peut également être facturée lorsque le prêt initial était garanti par une inscription.

Cette indemnité obéit à un plafond légal que l’outil calcule pour vous, sous le résultat. L’article R. 313-25 du code de la consommation retient le plus faible de deux montants : six mois d’intérêts au taux moyen du prêt sur le capital remboursé, ou 3 % du capital restant dû avant le remboursement. Un bouton « Reporter dans le champ » injecte ce plafond dans la simulation, ce qui donne l’hypothèse la plus défavorable qu’un contrat puisse valablement prévoir. Le vôtre peut se révéler plus clément, voire ne rien prévoir du tout : le décompte écrit de votre banque reste la seule référence.

Trois situations effacent purement et simplement cette indemnité. L’article L. 313-48 du même code prévoit qu’aucune indemnité n’est due lorsque le remboursement fait suite à la vente du bien motivée par un changement du lieu d’activité professionnelle de l’emprunteur ou de son conjoint, au décès de l’un d’eux, ou à la cessation forcée de leur activité professionnelle. Il s’agit d’exonérations légales, non de faveurs contractuelles : elles s’imposent au prêteur sans qu’une clause ait à les reprendre, et rien n’oblige à négocier ce qui est déjà acquis.

Ces postes doivent figurer dans la simulation, sans quoi le gain affiché est trompeur. Relevez-les auprès des deux établissements avant de décider. Notre page sur le rachat et la renégociation détaille les règles applicables et la différence entre les deux démarches.

Rachat ou renégociation : que choisir ?

Renégocier revient à demander à sa propre banque de revoir le taux du prêt en cours. L’opération évite l’indemnité de remboursement anticipé et la nouvelle garantie ; en contrepartie, l’établissement n’a aucune obligation d’accepter. Le rachat consiste à faire reprendre le crédit par un concurrent, avec des conditions potentiellement meilleures mais des frais de bascule.

Beaucoup d’emprunteurs commencent par leur banque, puis vont voir ailleurs si la réponse déçoit. Une proposition externe chiffrée renforce d’ailleurs la discussion interne. Un courtier peut mener cette mise en concurrence, sans qu’aucune acceptation puisse être annoncée à l’avance : contrôlez son inscription au registre ORIAS avant de lui confier votre dossier.

Quelles précautions avant de se lancer ?

Vérifiez d’abord que le nouveau prêt conserve la même durée résiduelle. Étaler le remboursement fait mécaniquement baisser l’échéance, ce qui donne l’illusion d’un gain alors que le coût total peut augmenter. Le calcul du coût total permet de lever ce doute en quelques secondes.

Pensez ensuite à l’assurance emprunteur, qui sera resouscrite et dont le tarif dépend de votre âge et de votre santé au moment du rachat. Une dégradation sur ce poste peut annuler l’économie de taux. Les résultats de cet outil restent indicatifs ; seule une offre écrite engage un prêteur.

Questions fréquentes

À partir de quel écart de taux un rachat devient-il pertinent ?
Aucun seuil universel ne s’applique. La pertinence dépend du capital restant dû, de la durée résiduelle et du montant des frais de bascule. Un écart modeste sur un capital élevé et un prêt jeune peut suffire, alors qu’un écart plus large en fin de prêt ne rapporte rien.
L’indemnité de remboursement anticipé est-elle toujours due ?
Non. La loi en exonère l’emprunteur dans trois cas : vente du bien motivée par un changement du lieu d’activité professionnelle, décès de l’emprunteur ou de son conjoint, cessation forcée de leur activité. Ces exonérations sont légales et s’imposent au prêteur, que le contrat les mentionne ou non. Hors ces cas, l’indemnité reste plafonnée au plus faible de six mois d’intérêts sur le capital remboursé ou de 3 % du capital restant dû. Demandez un décompte écrit à votre banque.
Puis-je racheter mon crédit dans ma propre banque ?
Une banque ne rachète pas son propre prêt, mais elle peut en renégocier le taux par avenant. La démarche évite les frais de garantie et l’indemnité. Elle reste facultative pour l’établissement, qui peut refuser sans avoir à motiver sa décision.
Le gain affiché par l’outil est-il garanti ?
Non, et aucun résultat de ce type ne peut l’être. Le calcul repose sur les hypothèses que vous saisissez, notamment un taux qui reste à obtenir. Seule une offre de prêt éditée par un établissement fixe des conditions opposables.